vendredi 19 février 2010

Lueur d'espoir - Episode 2

--------- Phase 1 : un dessin


--------- Phase 2 : refaire la line sur toshop

--------- Phase 3 : choisir les couleurs

--------- Phase 4 : faire les volumes, les ombres et les lumières

--------- Phase 5 : peaufiner la couleur


Le vieil homme m'avait dit que leur destination immédiate était Nantes, et que de là-bas ils comptaient quitter le pays pour gagner un lieu plus sûr. Le pauvre homme n'eut pas le temps de me dire quel était ce lieu - bien que j'ai ma petite idée sur la question, la balle qu'il avait reçue en pleine poitrine avait achevé son travail. Comme pour les autres je lui ai creusé une tombe, puis dans un bloc de béton qui traînait à coté j'ai gravé un signe composé de quatre cercles imbriqués les uns dans les autres. Lui aussi je le vengerai, comme tant d'autres... trop à mon goût.

Le soleil s'est couché depuis une heure et d'après la carte de mon mémo, la prochaine ville est à dix kilomètres droit devant moi. Je remonte le col de mon manteau et sors des mitaines de mon sac. L'hiver approche et je ne sais toujours pas comment je vais pouvoir recharger mes réserves de nourritures et de munitions. Avec ce qu'il me reste j'en ai encore pour une semaine tout au plus.
Du bruit me fait sursauter. Je mets mes lunettes à vision nocturne... rien. C'est derrière moi maintenant. Je tourne la tête brusquement et jette un couteau en direction du bruit. Un raton laveur sort à toute vitesse des fourrés en couinant. Je crois que j'ai eu aussi peur que lui.
En rangeant mon couteau dans ma botte je marmonne quelques obscénités à l'encontre de l'animal qui est déjà bien loin du danger. Finalement, je me remets en route le cœur plus léger, me trouvant un peu idiote de parler toute seule dans l'obscurité de la nuit. Du champ abandonné où je suis je peux enfin apercevoir les vestiges de la ville. De grandes carcasses de bétons et de métal dressées vers les cieux et criant la misère de leur histoire.



Le pays n'est plus ce qu'il était, ou plutôt dois-je dire le monde. Car d'après les dernières informations que j'ai reçues de l'extérieur, la planète bleue est un beau chaos. Il y a deux ans, une troisième guerre mondiale éclata. L'origine vient - officiellement - des tensions qui montaient ces derniers temps entre les États-Unis et l'Europe. Officieusement c'est différent, et tout le monde le sait. Les enjeux politiques se sont tellement complexifiés que même les îles perdues en plein océan Pacifique ont été mêlé à ce conflit. Au lieu d'une guerre bien rangée entre deux camps distincts, la Terre a connu un beau bordel. Les État Majors n'ont rien contrôlé, les bombes nucléaires ont tout ravagé la fameuse nuit de la Folie, et les guérillas ont commencé. Chacun pour sa pomme, que le meilleur gagne. Bref, aujourd'hui c'est la loi du plus fort qui règne partout... ou presque. On dit que l'Australie est le seul pays qui survit à cette guerre. Le ciel est protégé par toute une élite d'avion de chasse, de jour comme de nuit. La mer, quand à elle, est quadrillée par une flotte qui n'a jamais connu d'équivalent jusqu'à aujourd'hui. Ce pays est devenu l'objectif de toute une espèce : les Hommes.
Le Président disait les français invincibles comme les irrésistibles gaulois - encore une de ses tirades ridicules qui n'ont cessé de ponctuer son mandat depuis le début. Cette fois il s'est fourré le doigt bien profond dans l'œil, jusqu'au coude même. De toute manière il n'est plus de ce monde pour contempler son erreur.


Chose promise, chose faite. Voici la suite directe des aventures de Xalyah, avec en prime une illustration en 5 phases. Faut bien s'occuper avec un genou qui part en cacahuète, alors autant s'occuper de manière utile. La série de crasse ne s'étant pas décidé à s'arrêter, se replonger dans ce récit me permet de relativiser, parce qu'elle, elle en bave vraiment. Et quand je dis "vraiment", c'est "vraiment, vraiment".

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