dimanche 21 novembre 2010

La marche d'Asirilis



Les hurlements et les cris de désespoir résonnaient encore dans sa tête. Pourtant deux jours s'étaient écoulés depuis que l'avant-garde asirilonne avait mis à sac le village. Deux jours durant lesquels une seule question la hantait. Pourquoi avait-elle survécu ? Pourquoi les soldats la retenaient encore captive sous une tente bien gardée, alors que tous les villageois avait été massacré. Sans exception. Femmes, enfants, vieillards. Tous y étaient restés dans d'atroces souffrances.
Louve n'aurait pas pu dire qu'elle regrettait les morts, mais elle ne supportait pas les injustices. Et les villageois, même s'ils n'avaient pas eu beaucoup d'égards pour elle, n'avaient pas mérité un sort aussi cruel. Pour la plupart, ils étaient paysans ou commerçants. Personne n'espérait faire fortune en arrivant à Eryl. Alors pourquoi cette haine viscérale dans le regard des soldats pour les cadavres mutilés, déchiquetés, et violés qu'ils avaient rassemblé afin de les brûler ? Cette question restait sans réponse. Et à mesure que le temps avançait, la rejetonne se demandait quelle fin lui réservait ces hommes sanguinaires pour qu'ils la retiennent captive de la sorte.
En deux jours, elle n'avait vu personne en-dehors du soldat qui lui avait apporté une ration de nourriture tout juste suffisante pour un enfant de dix ans. La jeune femme avait cependant compris qu'ils espéraient gagner rapidement le coeur de la Province pour défaire l'élite de l'armée du Deuxième Seigneur de Guerre d'Evène. Cette victoire assurée, les hommes d'Asirilis pourraient marcher sereinement, sur les Provinces adjacentes. Un avenir guère réjouissant pour les évènois.
Elle essaya une fois de plus de défaire ses liens autour des poignets, mais elle ne réussit qu'à resserrer encore plus le noeud. Plus elle cherchait à s'en extraire, plus les cordes lui rentraient profondément dans la chair.
Au loin un hurlement de loup se fit entendre par-dessus les bruits du camp militaire. L'espace d'un instant un étrange silence pesa sur l'agitation des soldats. Des points de suspension dans la ligne du temps. Puis chacun reprit le cours de ses activités comme si de rien n'était.
Ysis n'était pas loin, et ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle passe à l'action avec ses fils. Sa petite ne resterait pas longtemps dans les griffes des asirilons.
Sourire en coin, Louve ferma les yeux.

Voilà enfin la première tenue (et en couleur s'il vous plait ! ^^) de Louve et un petit extrait de ses futures aventures qui sont loin d'être gravées dans le marbre.

4 commentaires:

  1. L'âne, fou ?21 novembre 2010 à 19:01

    Hum..
    Et bien heu.. bah..
    Pourquoi Louve a des chaussures jaunes.. ? oO

    Et.. et si c'était des chaussures-radar magiques qui appelleront la meute et qui lui permettra de se libérer ?!
    Moi je serais un des soldats.. je les lui aurait enlever. >.<

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  2. Haha ! C'est une très bonne question. Pourquoi porte-t-elle des chaussures jaunes ? Je pense que cette nana n'a aucun goût et ne sait pas s'habiller.

    Il faudrait que quelqu'un lui apprenne la vie à celle-là. :p

    Les soldats l'ont peut-être gardé parce qu'ils n'en revenaient pas que quelqu'un porte des chaussures jaunes comme ça. Qui sait ? ^^

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  3. Moi je sais.. ils l'ont gardé pour attirer la meute. C'est un appât.
    Même les loups veulent voir ses chaussures jaunes ! ^^

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  4. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non... ^^

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